A propos de votre santé


Aucun vaccin n’est obligatoire pour entrer sur le territoire des Etats-Unis.

Les frais médicaux engagés sur place coûtent très cher. Partez en connaissance de cause en contactant votre mutuelle pour prendre connaissance des conditions de remboursement auxquelles vous avez droit.

On ne vous souhaite pas d’en avoir l’utilisation un jour, mais sachez tout de même que le numéro d’appel d’urgence est le 911 !

L’archipel d’Hawaï est l’endroit habité le plus isolé du monde. La terre ferme la plus proche se trouve à plus de deux mille kilomètres de distance. Ceci explique la pauvreté de la vie animale que l’on peut rencontrer dans ces îles. Les scientifiques considèrent qu’une nouvelle espèce vivante parvient à se développer dans ce milieu unique, une fois tous les trente mille ans ! Tout ça pour dire qu’il n’y a aucun risque de se faire dévorer par une quelconque bestiole dangereuse sur ces îles. Il y a bien quelques moustiques de temps en temps, mais ceux-ci ne sont vecteurs d’aucune maladie. S’ils vous incommodent, l’utilisation d’un spray de type insect écran est suffisante pour les éloigner le temps d’une soirée.

Sur terre, le danger peut provenir de l’exposition à l’altitude. Au centre de Big Island, deux volcans dépassent les quatre mille mètres ! Les risques inhérents à une excursion sur ces sommets sont de deux sortes : l’hypothermie et le mal des montagnes (le vrai nom est le MAM, le mal aigu des montagnes. Pour Hawaii, l’appellation officielle est un peu exagérée et risque d’effrayer plus qu’autre chose !)

L’hypothermie se caractérise par une baisse de la température corporelle. Elle se manifeste quand l’organisme est exposé au froid et que la perte de chaleur du corps est supérieure à la production d’énergie sur une période prolongée. Les symptômes avant-coureurs sont francs : frissons, peau froide, ralentissement de la respiration, état de somnolence, bleuissement des lèvres, teinte grisâtre de la peau du visage.

La prévention de ce syndrome est relativement aisée à ces altitudes. Tout d’abord il est nécessaire d’être conscient des risques et de surveiller les personnes les plus vulnérables, notamment les enfants. Sachez que l’hypothermie légère est rapidement réversible.

Assurez-vous que tout le monde soit suffisamment habillé et bien protégé du vent. Forcez-vous à boire régulièrement, toutes les heures, même si vous n’avez pas spécialement soif. Les barres énergétiques et les fruits secs permettent également de reconstituer le stock de calories brûlées pour maintenir le corps à la bonne température. En cas de période de mauvais temps prolongé, il faut être vêtu en conséquence et avoir une tenue de rechange chaude et sèche à utiliser dès que l’on se retrouve à l’abri dans les refuges. Quand la journée de marche est terminée, il est important de se réhydrater en prenant des boissons chaudes comme le thé, la tisane ou la soupe. Contrairement aux idées reçues, l’alcool est un facteur aggravant.

Le mal des montagnes est une réponse physiologique de l’organisme immergé dans une ambiance appauvrie en oxygène. A quatre mille mètres, il ne reste que 61 % de l’oxygène présent au niveau de la mer. Dans l’état actuel des connaissances, il est impossible de prédire qui sera affecté par le mal des montagnes, ni de quelle manière, ni avec quels symptômes. Une bonne préparation physique ne modifie en rien la résistance à l’altitude. En règle générale, les personnes raisonnables, en forme, d’un niveau sportif normal n’ont aucun problème jusqu’à quatre mille mètres. Le plus important est de s’acclimater, de passer le plus de temps possible en altitude avant de se lancer à l’assaut d’un sommet.

Le mal des montagnes léger se manifeste généralement par des maux de têtes, une perte d’appétit, des insomnies, un état apathique. La prise de doliprane ou d’un équivalent permet la plupart du temps d’atténuer les symptômes. Il n’y a rien d’anormal à ne pas être dans son assiette à cette altitude, mais en règle générale, les désagréments sont supportables. Si une personne ne se sent vraiment pas bien, il ne faut pas insister, redescendre pour perdre de l’altitude et consulter un médecin.

Pas de panique, et surtout, ne pas dramatiser : à quatre mille mètres, les problèmes graves sont très rares. Il n’y a aucune raison pour que votre séjour en altitude soit gâché par des problèmes de santé. Il faut simplement être conscient de l’existence de ces risques et surveiller ses compagnons de voyage.

Il n’y a pas de contre-indications particulières pour les enfants. En cas de doute, vous pouvez en parler à votre médecin traitant. A partir de treize ans, aucune réserve de la part du corps médical, ni des rangers du parc.

En mer, la plus grande précaution est de mise. Les îles Hawaii sont balayées par de puissants courants qui peuvent rendre la baignade très dangereuse. C’est d’autant plus vrai qu’il y a peu de plages et que la côte est souvent constituée de rochers déchiquetés. Alors si vous ne voulez pas finir comme eux, ne vous mettez pas à l’eau dans les endroits dont vous n’êtes pas sûrs. Il y a d’ailleurs des panneaux un peu partout qui vous informent des dangers potentiels. Généralement, on ne se pose même pas la question : dès qu’il y a des vagues, on n’a pas du tout envie de se jeter à l’eau. Il y a suffisamment d’endroits surveillés ou bien protégés, pour en profiter un maximum sans courir de risques.

Malgré tout, gardez en tête que les fonds sous-marins sont constitués soit de coraux, soit de lave volcanique. Les deux se valent bien. Un simple contact et c’est la coupure assurée. Vous croiserez certainement des touristes qui ont les bras, les mains ou les jambes recouverts de pansements. Et oui, tout ce qu’on touche coupe comme un rasoir. Alors faites-vous léger si vous ne voulez pas rayer votre bronzage !

La dernière mise en garde concerne le soleil. Les îles sont à la même latitude que le Mexique et la Mauritanie, à cheval sur le tropique du Cancer. Alors que ce soit au bord de la mer ou bien à quatre mille mètres d’altitude, le soleil ne brûle pas, il mord ! Protégez-vous très sérieusement, surtout pendant les baignades. Vous êtes prévenus !

Altitude, mer, soleil : rien de bien méchant si on respecte les règles de prudence élémentaires. Pas de quoi vous faire hésiter à visiter ces îles extraordinaires !

Bien qu’on trouve des pharmacies dans les villes principales, il est conseillé d’emporter avec soi une trousse d’urgence pour faire face aux premiers soins. Voici une liste de médicaments de base qui permet de gérer les situations les plus classiques. Gardez-la à portée de main pendant votre voyage ! A moins d’être médecin, l’usage de ces médicaments n’est pas toujours évident, alors emmenez aussi avec vous les notices d’utilisation.

Si vous prenez un traitement très spécifique que vous devez conserver avec vous en cabine pendant le voyage en avion, gardez avec vous les ordonnances et faites mentionner par votre médecin le nom de la molécule en plus du nom générique du médicament, cela facilite les éventuelles discussions avec les douanes.


Aspirine 500 à dissoudre dans l’eau

Anti-douleurs, fièvres

Efferalgan 500 orodispersible

Anti-douleurs, fièvres, maux de têtes, mal des montagnes léger

Amoxicilline

Antibiotique à spectre large contre les infections

Drill

Maux de gorges (fréquents dans les lieux trop climatisés)

Humex

Traitement contre le rhume

Voltarène 100 mg ou Nexen 100 mg

Anti-inflammatoire

Nifluril 250 mg

Anti-douleur (mal de dents)

Spasfon

Mal de ventre

Tiorfan

Traitement contre les diarrhées

Immodium lingual

Traitement pour stopper la diarrhée

Diafuryl

Traitement pour soigner la diarrhée

Collyre Chibro – Cadron

Contre les inflammations, irritations, corps étrangers

Collyre Desomedine

Nettoyage antiseptique des yeux

Biafine

Contre les brûlures (coups de soleil)

Compeed

Ampoules

Sparadrap + gaze

Ampoules

Bande et strapping

Entorses et foulures

Solution antiseptique en minidose

Désinfectant en cas de coupures ou petites blessures

Insect écran

Spray anti-moustiques

Hydrochlonazone

Traitement de l’eau


En Octobre 2009, Barack Obama a terminé le travail commencé par George W. Busch en abrogeant la loi qui interdisait aux personnes séropositives de se rendre aux Etats-Unis. Ce protectionnisme basé sur la peur a tout de même été instauré pendant vingt-deux ans !

Une petite parenthèse, non pas sur votre santé, mais sur celle des Hawaïens : la proportion d’obèses dans l’archipel est la plus basse des Etats-Unis. Elle atteint les 20 % alors que sur le continent, le pourcentage est d’environ 30 % ! Ces chiffres sont effrayants mais semblent malheureusement tout à fait réalistes par rapport à ce que l’on peut constater sur place. Savez-vous que la moyenne pondérale des américains augmente d’un kilo par an depuis plus d’une dizaine d’années ? Ce phénomène est un réel problème de santé publique. Vous y penserez immanquablement lorsque vous observerez par vous-même l’étendue des dégâts !


  


Guide de voyage Hawaï - Copyright Jean-François Gueux