Jour 12 – Journée à Chiang Mai et ses alentours


Ce que vous n’oublierez pas :
  • Le camp d’éléphants de Mae Sa
  • Les combats de boxe Thaï

Comment faire quand on arrive de nuit à Chiang Mai

Une fois de plus, la nuit est courte. A 4h30 du matin, les lumières du car s’allument et une demi – heure plus tard, tous les passagers se retrouvent avec leurs bagages sur le trottoir de la gare routière de Chiang Mai, prêts pour attaquer une nouvelle longue journée. Ceux qui ont été prévoyants ont réservé un point de chute pour finir leur nuit. Les autres doivent se mettre à la recherche d’un hôtel. !

Que vous ayez anticipé ou non, nous vous conseillons de dormir au Yourhouse Hotel :
Yourhouse 1 Guesthouse
8 Soi 2 Rajvitni road – Chiang Mai 50200
Tel : +(66) 0-5321-7492 ou +(66) 0-5341-8453
Mail : info@yourhouseguesthouse.com

Pour s’y rendre, il suffit de prendre un taxi à la gare routière. Pas d’inquiétude à avoir, ils sont disponibles à toute heure du jour et de la nuit ! A cette heure là, l’hôtel est fermé, mais il y a un gardien qui surveille depuis l’hôtel d’en face, le Yourhouse II. Il vous trouvera une chambre pour finir la nuit et vous vous arrangerez avec la patronne le lendemain matin. Avantage intéressant, elle parle très bien le français. Elle est accueillante et donne plein de bons conseils pour découvrir la région. !

Une petite grasse matinée plus tard, vous voilà frais et dispo pour organiser les journées à venir. On a la surprise de constater que le coût de la vie n’a rien à voir avec celui des îles ou de Bangkok. Dans le Nord, la vie est beaucoup moins chère. Le prix de la chambre en est la première preuve. !

Réserver sur place un trekking dans les montagnes du Nord

Chiang Mai est réputée pour les circuits de randonnée de plusieurs jours. C’est le principal point de départ des excursions de toute la région. Encore une fois, il y a des dizaines d’agences qui proposent toutes sortes d’itinéraires, alors à qui faire confiance ? Vous ne marcherez pas dix minutes dans le centre ville sans tomber sur un spécialiste du trekking, du rafting ou de tout autre activité destinée aux touristes de passage. Pour faire simple, nous vous recommandons de vous fier à la patronne de la guesthouse Yourhouse. Elle propose trois sortes de circuits. Ils durent tous trois jours et deux nuits mais sont chacun de natures différentes. Le premier est un tour organisé classique. Vous ferez partie d’un groupe constitué par d’autres touristes, comme vous, et vous parcourez un itinéraire assez fréquenté où vous aurez toutes les chances de croiser d’autres groupes, comme le vôtre. Dépaysement garanti, certes, mais vous tirez un trait sur la solitude et la sensation d’aventure. !

Le deuxième circuit coûte un peu plus cher. Il fonctionne suivant le même principe que le premier, mais il suit un itinéraire un peu plus sauvage et les chances de tomber sur d’autres groupes sont plus limitées. !

La dernière formule est un séjour personnalisé, à la carte. Vous constituez votre propre groupe, que vous soyez deux ou dix, et vous êtes accompagnés d’un guide rien que pour vous. Il connait parfaitement la région et les villages parce que c’est là qu’il habite. Avec lui, vous traversez la forêt par des petits chemins connus de lui seul. Il y a possibilité d’adapter les journées de marche suivant la force et la volonté des participants. Vous dormirez chez les tribus du Nord où vous serez absolument seuls. Même si ce circuit est le plus cher, nous vous le recommandons vivement. C’est une immersion totale dans un autre univers pendant trois jours. Le changement avec les plages du Sud est radical ! Suivant vos goûts et votre budget, arrangez – vous avec la patronne qui se chargera de toute l’organisation logistique. Si vous êtes partant pour l’aventure, sachez qu’elle peut commencer dès le lendemain matin ! !

Une petite précision tout de même : quelque que soit le circuit que vous choisissez, vous n’échapperez pas à un tour à dos d’éléphant, suivi d’une descente de rivière en bambou – rafting. C’est comme ça. Si à première vue, cela ne vous enchante pas forcément, vous verrez au final que ce n’est pas si désagréable que ça ! !

Se déplacer en scooter à Chiang Mai

Maintenant que la randonnée est organisée, il ne reste plus qu’à profiter de la journée. Nous vous proposons une escapade au camp de dressage d’éléphants de Mae Sa. Ce lieu est bien évidemment destiné aux touristes, mais cela vaut la peine de lui rendre une visite. Pour y aller, on peut choisir le taxi ou le scooter. Pour attraper un taxi, il suffit d’attendre au bord de la rue à proximité de la guesthouse et de faire signe au premier qui passe. Négociez bien les conditions avant le départ : prévoyez l’aller – retour et demandez au chauffeur qu’il vous attende et qu’il vous récupère à la sortie de la visite. !

Si vous souhaitez être plus libre, la solution scooter est idéale. Mais attention, la conduite à Chiang Mai n’a rien à voir avec celle des îles du Sud. Ici, la circulation est bien plus dense. C’est une grande ville avec beaucoup de véhicules. Se mêler au trafic demande vraiment toute votre attention. Le magasin de location le plus proche se trouve à deux minutes de l’hôtel. Madame la patronne saura vous l’indiquer ! Elle peut également vous procurer gratuitement un plan de la ville et de ses environs, indispensable pour parcourir la région. Etant donné que Chiang Mai est une des plus grandes agglomérations de la Thaïlande, la police est plus présente. Alors le loueur vous rappelle les deux règles élémentaires à connaitre par cœur pour conduire dans ce pays : la première et la plus importante est qu’il faut impérativement s’arrêter quand un feu est rouge. La deuxième précise qu’il est interdit de franchir la bande blanche centrale lorsqu’elle est continue. Avec ça, vous êtes parés ! Ce qu’on oublie de vous dire, c’est que les chauffeurs doivent avoir sur eux leur permis de conduire car les contrôles sont fréquents à la sortie de la ville. La police vérifie uniquement les papiers des conducteurs de scooters. Si vous n’avez pas de permis, vous devez payer sur le champ une amende de deux cents baths. Ensuite, on vous laisse repartir comme si de rien n’était, comme si le fait d’avoir payé l’amende compensait le manque de papier officiel. En conclusion, permis ou pas permis, ce n’est pas vraiment dramatique. !

Le camp des éléphants de Mae Sa

Avant de partir en expédition direction le camp des éléphants, prenez la précaution d’acheter un poncho dans un des nombreux magasins du centre ville. Pendant la période des moussons, le poncho est le meilleur ami de l’homme. Ce n’est pas parce qu’il ne pleut pas pour l’instant qu’il ne tombera pas des trombes d’eau dans un quart d’heure ! !

Après quelques zigzags pour sortir de la vielle ville et franchir les douves, la route est toute droite pendant plusieurs kilomètres. La circulation est dense et demande beaucoup de prudence. Il faut prendre garde à ne pas rater la bifurcation qui part sur la gauche dans le village de Mae Rim. Le problème est qu’on ne voit pas la différence entre Chiang Mai et les villages périphériques. Il n’y a pas de panneau et la route est bordée en continu par des constructions en tout genre. En fait, il faut prendre la route n°1096 qui file en direction de Samoeng. Après, il n’y a qu’à suivre, c’est impossible de manquer le camp des éléphants. !

On peut laisser les casques à la billetterie pour ne pas s’encombrer pendant la visite. Le camp est en pleine nature, au bord de la rivière. Il abrite soixante - dix éléphants et autant de cornacs. Les éléphanteaux sont regroupés dans une nurserie. Ils font la taille d’un adolescent et ont le petit œil brillant qui annonce les bêtises. Sous la surveillance des cornacs, ils vous reniflent de la tête aux pieds et s’amusent à vous faire les poches avec leur trompe. Les adultes sont imposants, mais malgré la puissance qu’ils dégagent, ils obéissent au doigt et à l’œil de leur cornac. !

La séance du bain est étonnante. Les éléphants se roulent dans la rivière et se laisse frotter et brosser par les soigneurs. De temps en temps, ils font le plein d’eau avec leur trompe et aspergent les touristes qui leur ont été désignés. Le pire, c’est qu’ils visent très bien. Et quand c’est vous la cible, vous vous demandez comment leur trompe peut contenir autant d’eau ! !

 UNE MERE ET SON PETIT AU CAMP DE MAE SA
UNE MERE ET SON PETIT AU CAMP DE MAE SA

A treize heures trente, tous les touristes se rassemblent dans les gradins d’une petite arène pour assister au spectacle des éléphants. Ils saluent, jouent au foot, empilent des troncs d’arbres, lancent des fléchettes. Le clou du spectacle est la séance de peinture. Les cornacs trempent des pinceaux dans des pots de peinture et les éléphants s’occupent du reste. Ils peignent des bouquets de fleurs, des arbres, des paysages entiers de façon vraiment impressionnante. Les résultats sont stupéfiants. Même si ce numéro n’est pas bien loin d’une représentation de cirque, c’est étonnant de voir de quoi sont capable ces grosses bêtes, et vous ne regretterez pas le déplacement. !

L’éléphant d’Asie


La domestication des éléphants remonte à plus de 4500 ans. A cette époque, ils étaient utilisés comme auxiliaire de guerre, pour effrayer les hommes et les chevaux ou pour faire office de bête de somme afin de tirer des engins de siège. Plus récemment, les éléphants étaient utilisés comme moyen de transports. Auparavant, les routes étaient encombrées de charrettes et de piétons qui s’écartaient facilement au passage des pachydermes. Aujourd’hui, avec la présence des véhicules, la cohabitation n’est plus possible. L’accès à la plupart des villes leur est interdit et leur utilité est reléguée au rang des attractions touristiques. Ces paisibles animaux dont les plus gros spécimens peuvent atteindre cinq tonnes sont devenus footballeurs, boxeurs, jongleurs ou musiciens. Chaque éléphant est guidé par un cornac qui l’éduque fidèlement depuis sa naissance jusqu’à sa mort.

De retour à l’hôtel, il faut préparer les sacs pour le lendemain. Chargez – vous au minimum pour profiter au mieux des trois magnifiques journées qui vous attendent. La patronne vous conseille sur les affaires indispensables à emporter. Vous pouvez empaqueter le reste dans un grand sac et tout laisser gratuitement à la guesthouse pendant votre absence. Ce n’est pas la peine de prévoir de la nourriture, le guide s’occupe de tout !

Profitez de votre présence à Chiang Mai pour réserver une chambre pour le soir de votre retour. Comme vous risquez de rentrer un peu tard, vous serez bien content d’avoir un point de chute qui vous attend. Pensez aussi à prendre vos billets de train pour le trajet Chiang Mai – Bangkok, ou plutôt pour le trajet Chiang Mai - Ayutthaya. Cette fois –ci, en s’y prenant à l’avance, vous aurez forcément de la place, et cela vous permettra de découvrir un nouveau moyen de transport. !

UN VRAI ARTISTE PEINTRE !
UN VRAI ARTISTE PEINTRE !

Les billets se prennent dans une des nombreuses agences de voyage du centre ville. Si vous avez des doutes, demandez conseil à la patronne. Vous aurez le choix entre les couchettes « lower » ou « upper ». Celles du haut sont très confortables, celles du bas sont carrément luxueuses, mais plus chères ! A vous de choisir … !

Les combats de boxe Thai

Ce soir, après un bon repas dans un des nombreux restaurants de la ville, c’est le moment ou jamais d’assister à un combat de boxe thaï. Il y en a pratiquement tous les soirs au Thaphae Boxing Stadium qui se trouve à dix minutes à pied de l’hôtel. Même si vous n’êtes pas amateur de ce genre de sport, il ne faut pas rater cette expérience. L’ambiance est autant sur le ring que dans la salle. Les combats commencent à vingt et une heures. Le spectacle commence tout d’abord par une sorte de danse reproduisant au ralenti les rituels d’un combat entre deux adversaires. Un flûtiste et un percussionniste jouent en direct, une musique lancinante qui ne s’arrêtera pas avant minuit. Les combats commencent, avec une intensité qui monte crescendo. D’abord ce sont des enfants qui s’affrontent, puis des femmes, puis des adultes de plus en plus lourds et de plus en plus costauds. Bien que les boxeurs soient plutôt secs et nerveux, ce sont de vrais combats qui se déroulent sous vos yeux, avec des coups réellement portés. C’est précis, extrêmement rapide, et ça tape dur. La plupart des combats s’arrêtent par KO avant la fin du dernier round. Mais que les âmes sensibles se rassurent, il n’y a pas de sang, ni de mort ! Dans la salle, les spectateurs parient sur leurs poulains et hurlent pour les encourager. Les boxeurs enchaînent les combats, toujours encouragés par cette musique monocorde qui n’en finit pas, et cette excellente soirée s’achève aux alentours de minuit. !

Le Muay Thaï


Le Muay Thaï ou boxe thaï est un sport de combat profondément enraciné dans la culture Thaïlandaise. On lui reproche d’être une pratique violente où tous les coups sont permis. Il est vrai que l’utilisation des poings, des coudes, des genoux, des pieds est autorisée. Ce sport nécessite de bonnes capacités mentales et cérébrales ainsi que de nombreuses aptitudes physiques telles que la souplesse, la rapidité et la puissance musculaire. Un match dure cinq reprises de trois minutes, avec deux minutes de repos entre chaque round. Le vainqueur est le combattant qui obtient un KO, un abandon ou le plus grand nombre de points sur décision des juges, qui évaluent l’habileté, la précision et la combativité des deux adversaires. Les combats sont précédés par une danse rituelle qui manifeste le respect pour son entraîneur et permet d’optimiser sa perception mentale. Tous les gestes sont codifiés et exécutés individuellement par les deux adversaires. Chaque école a son propre style. Un petit orchestre composé d’un tambour, d’une cymbale et d’un hautbois nasillard rythme de façon lancinante les différentes manches du combat. Le joueur de hautbois pratique la technique de la respiration continue. Cela signifie qu’il est capable de souffler indéfiniment par la bouche dans son instrument sans aucune interruption, tout en respirant tranquillement par le nez. Faites – en autant !!!

  


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