Jour 10 – Retour à Bangkok


Ce que vous n’oublierez pas :
  • Le voyage en bus jusqu’à Bangkok et le quartier de Khao San by night

Les chambres doivent être libérées avant dix heures. Le réceptionniste accepte de garder les bagages le temps de faire un tour au village pour prendre le petit déjeuner. Pour rejoindre le port, il faut prendre un taxi, ou encore y aller à pied, mais c’est tout de même relativement loin. Les taxis s’attrapent au vol, en leur faisant signe depuis le bord de la route. Rien ne presse, le bateau de la compagnie SONGSERM part à 14h30. Il permet de rejoindre le continent, au niveau de la petite ville portuaire de Chumphon. C’est plus direct que de retourner à Surat Thani. Cela permet donc de raccourcir considérablement le trajet en bus.

Quitter Koh Tao par bateau

Dès que les bureaux de la SONGSERM ouvrent, on peut échanger le voucher fourni par l’hôtel contre un ticket pour le bateau et les habituelles petites étiquettes de couleurs à placer sur votre tee – shirt. Le bateau vient de loin, alors il ne faut pas être trop exigeant sur la ponctualité. Le trajet dure trois heures. Plus on s’approche de la terre ferme et plus la mer est fréquentée. On croise de nombreux bateaux de pêche qui gagnent le large pour la nuit. Les marins se saluent à coup de grands gestes, de cris et de sourires. Ils rentrent et sortent des cabines, agiles comme des chats, en passant par les portes et les fenêtres. Le bateau accoste à la tombée de la nuit dans le port de pêche de Chumphon. L’endroit est bien joli, surtout les pontons avec tous les bateaux amarrés, peints avec des couleurs très vives.

BATEAU DE PECHE AU PORT DE CHUMPHON
BATEAU DE PECHE AU PORT DE CHUMPHON

Au port, une petite épicerie et un restaurant tout simple permettent de manger et de patienter en attendant le bus. Comme il y a environ une heure d’attente, vous pouvez vous éloigner un peu et visiter le quartier qui se trouve derrière le port. Le changement de monde est radical. Ici, tout est écrit en thaï. Pas un mot en anglais. Les clients des restaurants sont uniquement des gens du coin. C’est là qu’on se rend compte que la Thaïlande a souvent deux visages. Celui qui s’adresse aux touristes, avec ses circuits adaptés et bien rodés, et celui qui est accessible seulement aux locaux. Ces deux mondes ne se croisent pas si facilement, surtout dans les lieux où le tourisme est très développé. Heureusement, dès que l’on sort des sentiers battus, la séparation a tendance à disparaître rapidement.

Prendre le bus pour Bangkok depuis Chumphon

Le retour se déroule comme à l’aller. Le car roule sur la deux fois deux voies qui relie Bangkok avec les régions du Sud. Le trajet est rectiligne et monotone. De toute façon, il fait nuit noire, il n’y a rien à voir, à part le film en anglais sous - titré en indonésien. Vers 23h, le bus s’arrête dans le même restaurant qu’à l’aller pour la pause repas. Pas de surprise non plus pour le menu, il n’a pas changé depuis le dernier passage ! La serveuse se dépêche de finir son travail pour retourner devant la télé suivre son feuilleton préféré. On se plaint parfois de la nullité des programmes de la télé française, mais alors là, même sans rien comprendre, on se rend tout de suite compte que c’est une catastrophe !

Après le repas, tous les voyageurs remontent dans le bus et c’est reparti pour la nuit. Les lumières s’éteignent pour laisser les gens dormir. Mais ça ne dure pas longtemps car à quatre heures du matin, le bus est arrivé à destination et dépose hommes et bagages sur le trottoir. Comme vous avez pris la peine de réserver un hôtel pour finir votre nuit et que vous avez bien repéré le trajet pour vous y rendre, il n’y a pas de problème ! La traversée du quartier de Khao San est assez folklorique. Il y a encore du monde partout. Plus très frais, il faut l’avouer. Des groupes de jeunes jouent de la guitare sur le trottoir, respirent du gaz hilarant ou titubent dangereusement au milieu des rues. Certains sont dans un état tel qu’ils ne retrouveront jamais leur chambre d’hôtel. Les touristes qui sont encore debout à cette heure là, ne marchent plus droit du tout ! Les Thaï, eux, sont déjà au travail et préparent la journée à venir. A croire qu’ils ne s’arrêtent jamais. Même les seven/eleven, contrairement à leur nom, sont encore ouverts ! Et c’est avec le plus grand bonheur que vous vous allongerez dans une chambre du New Siam III, prêt à continuer votre nuit pour une bonne grâce matinée !


  


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