Jour 2 – Visite de Bangkok


Ce que vous n’oublierez pas :
  • L’agitation de Bangkok
  • Le marché aux amulettes
  • La visite du grand palais
  • Le bouddha couché de Wat Pho
  • Le tour en bateau sur le fleuve Chao Phraya
  • L’ambiance du quartier de Khao San Road

La première nuit à Bangkok permet de récupérer de la fatigue du voyage, d’autant plus qu’on a tendance à se réveiller naturellement très tard à cause du décalage horaire. La guest house propose des petits déjeuners au bord de la piscine, mais rien n’empêche d’aller prospecter dans les petites rues derrière l’hôtel. D’un établissement à l’autre, les menus et les prix se ressemblent.

Réserver un bus pour les îles Koh Samui, Koh Phangan, Koh Tao

Avant de partir découvrir la ville, il faut penser à organiser les jours à venir. Descendre dans les îles du Sud nécessite de réserver le trajet avec un minimum d’anticipation. Si vous souhaitez voyager en train, il faut s’y prendre au moins deux jours à l’avance pour avoir une chance de trouver des places. Le bus offre beaucoup plus de souplesse. C’est tout à fait jouable de commander des tickets le matin pour le soir même. Que ce soit par le train ou par le bus, le trajet se fait de nuit. Le train est plus confortable mais plus cher. Autant essayer les deux pour avoir un bon aperçu des moyens de transport en Thaïlande ! Les billets s’achètent dans les nombreuses agences de voyages de la ville. On les trouve essentiellement dans les quartiers touristiques. Elles ont pignon sur rue ou font partie des prestations proposées par les hôtels. D’une agence à l’autre, les prix varient à peine. Le mieux est de réserver ses billets dans un endroit qui inspire confiance. L’agence de New Siam II est tout à fait sérieuse. Et il se trouve en plus qu’elle est située à portée de main ! Le bureau ouvre à 9h. Quelle que soit la destination, on vous propose un trajet clé en main, en train, bus, avion ou bateau, selon votre budget. Il faut payer d’avance, en échange d’un voucher qui servira de laisser – passer tout au long de votre voyage. A deux pas de l’hôtel, à droite en sortant, se trouve une petite boutique jaune citron qui fait office de bureau de change. Munissez – vous de votre passeport, de vos euros et vous serez rapidement en possession d’une grosse liasse de billets pour payer votre voyage.

Maintenant que votre expédition dans le Sud est organisée, que vous avez changé suffisamment d’argent pour vivre pendant plusieurs jours, il ne reste plus qu’à partir à la découverte de Bangkok. Les monuments les plus prestigieux de la ville ne sont pas très loin de l’hôtel. C’est donc à pied que l’aventure commence !

En sortant de New Siam II, on traverse la route et on pénètre dans l’hôtel situé juste en face, par une petite traboule. On atterrit au milieu des tables et des chaises d’une terrasse donnant directement sur le fleuve Chao Phraya. L’eau boueuse, chargée d’algues et de déchets en tout genre ne donne pas du tout envie de s’y baigner. Mais c’est par là que la promenade commence. On longe le quai en descendant vers le Sud (en partant sur sa gauche). On pourrait dire qu’il suffit de suivre le courant, mais le fleuve est tellement plat qu’il ressemble plus à une étendue d’eau stagnante qu’à une rivière. On est bien incapable de dire dans quelle direction l’eau s’écoule. En surveillant attentivement les berges, il n’est pas rare d’apercevoir de gros varans qui se prélassent au soleil. Les plus beaux spécimens dépassent les deux mètres.

Petit varan - Bangkok
PETIT VARAN DANS LES RUES DE BANGKOK

Cette balade est néanmoins plus agréable que d’emprunter les trottoirs des rues parallèles saturées par la circulation. Après le passage sous un pont, le chemin piétonnier s’interrompt devant l’université. Ce n’est pas un obstacle. Sans aucune formalité, on passe le poste de garde, on contourne quelques bâtiments pour se retrouver à nouveau au bord du fleuve. L’université est calme, bien entretenue. Mais de l’autre côté, voilà de nouveau la rue, le bruit, la pollution, l’agitation.

Le marché aux amulettes de Bangkok

Sur la droite, juste après l’université se trouve le marché aux amulettes. Même si la signification exacte de ces montagnes d’objets hétéroclites nous échappe, la visite de ce lieu vaut la peine de s’y attarder un moment. Remèdes miracles en tout genre, porte – bonheurs et mauvais sorts s’entassent par milliers sur les étales des échoppes qui bordent

la grande rue, mais aussi le long des allées couvertes qui constituent ce marché très particulier. N’hésitez – pas à vous enfoncer dans ces petites ruelles obscures où vous découvrirez des articles les plus inattendus : singes séchés, dentiers, grigris en forme de divinités ... Les vendeurs font tourner entre leurs doigts toutes ces richesses en les observant à la loupe de bijoutier, avec le plus grand sérieux. On ne plaisante pas avec les amulettes !

Visite du Grand Palais de Bangkok

Quelques centaines de mètres plus loin, un mur d’enceinte protège un des plus célèbres monuments de Bangkok : le grand palais. Il est ouvert tous les jours de 8h30 à 15h30, mais quelle que soit l’heure à laquelle vous viendrez, vous serez entourés d’une marée de touristes ! Ils entrent et sortent comme dans une fourmilière. Avoir le grand palais pour soi, c’est comme espérer être seul à visiter la tour Eiffel un Samedi après – midi ! Les chauffeurs de touk - touk qui attendent à l’extérieur n’hésitent pas à inventer n’importe quelle histoire pour vous vendre leurs services.

Naïvement, ils annoncent entre autre que le grand palais est actuellement fermé pendant une heure, et que ça tombe très bien puisqu’il vous propose de faire un tour de la ville dans leur véhicule, histoire de patienter. Pourquoi naïvement ? Parce que pendant qu’ils essaient de vous entraîner dans une visite express de Bangkok, des haut – parleurs diffusent en même temps des informations en plusieurs langues, expliquant qu’il ne faut pas se fier aux racoleurs de l’extérieur et que le grand palais est bien ouvert comme prévu toute la journée !

La visite du grand palais est payante et une tenue décente est obligatoire. Malgré la chaleur, le règlement exclue les shorts et les débardeurs. Si vous ne respectez pas le dress code du site, un agent de la sécurité vous envoie vous habiller ailleurs. En échange du dépôt d’une caution, on vous prête chemise et pantalon au top de la mode ! Mais au moins, vous êtes aptes pour commencer la visite.

Le grand palais - Bangkok
LE GRAND PALAIS

Et vous ne le regretterez pas car le site est absolument exceptionnel. Un itinéraire balisé guide le flot de touristes d’un temple à un autre. Ils sont grandioses, tous plus beaux les uns que les autres. Plaqués de feuilles d’or, de mosaïques, de faïence, de fragments de miroirs, tout est ornement et décoration. Les flèches dorées des stupas s’élancent avec finesse vers le ciel gris. L’harmonie du lieu laisse sans voix. On se déchausse pour pénétrer dans le Wat Phra Kaeo, la chapelle royale qui abrite la célèbre statuette du Bouddha d’émeraude. Des fidèles accomplissent des rituels mêlant l’eau, le feu, les fleurs de lotus. Des chants religieux monocordes s’échappent des temples réservés aux croyants. Le grand palais, ancienne résidence royale, s’intègre parfaitement dans ce décor majestueux riche en couleurs éclatantes. Les arbres des jardins ressemblent à d’énormes bonsaïs tortueux, dont le feuillage taillé en boule n’a pas un seul cheveu qui dépasse ! A la sortie, on restitue avec bonheur les vêtements prêtés pour la visite, soulagé de pouvoir respirer un peu.

Visite du Bouddha couché de Wat Pho

En poursuivant à pied pendant un petit quart d’heure plus au Sud, on passe devant une autre splendeur de Bangkok : le Wat Pho. C’est encore un ensemble de temples enfermés au centre d’une enceinte rectangulaire. Ici, pas de tenue ni d’itinéraire imposés, on circule librement au milieu d’édifices imposants. Le plus célèbre abrite un immense Bouddha couché, entièrement recouvert de feuilles d’or. Il mesure quarante cinq mètres de long, pour une quinzaine de mètres de haut. Son corps imposant occupe presque tout l’espace. Appuyé sur un coussin, son visage aux yeux mi-clos affiche un petit sourire ironique. On peut en faire le tour, l’admirer de très près, passer à côté de ses énormes pieds plaqués de morceaux de nacres. Dans son dos, un alignement d’une centaine de bols métalliques attend les pèlerins qui jettent une à une des pièces de quelques baths dans un tintement continu. Les autres temples sont aussi magnifiques et valent vraiment le détour. Bien qu’elle n’ait pas une grande valeur culturelle, vous apprécierez aussi la fontaine à eau potable qui se trouve près de l’entrée du site !

ALIGNEMENT DE BOUDDHAS AU TEMPLE DE WAT PHO
ALIGNEMENT DE BOUDDHAS AU TEMPLE DE WAT PHO

A la sortie de Wat Pho, les chauffeurs de taxi sont à l’affût du moindre touriste fatigué. Si vous êtes courageux, vous pouvez continuer à pied jusqu’à la prochaine étape : le quartier chinois, mais ce n’est pas si facile que ça de se repérer. Sinon, c’est l’occasion de tester le touk - touk. On peut y monter à cinq en se serrant bien. Le prix de la course se discute avant le départ. Les tarifs sont toujours à peu près les mêmes, alors on prend vite la notion des coûts et finalement les marges de négociation sont assez faibles. Les chauffeurs ont l’art de se faufiler au milieu de la circulation. Ce n’est pas toujours très rassurant, mais en général, ça passe ! Grâce à ce taxi ouvert aux quatre vents, on est aux premières loges pour respirer les gaz d’échappement. La circulation est un peu à l’image des fils électriques qu’on peut voir dans toutes les rues. Il y en a dans tous les sens, mais ça semble fonctionner correctement !

Bouddha couché - Thailande
BOUDDHA COUCHÉ

Le quartier chinois de Bangkok

Le chauffeur vous dépose à l’entrée du quartier chinois. A vous de partir à la découverte de cet endroit où le commerce est le maître – mot. On trouve de tout à n’importe quel prix. Les étalages sont alignés les uns contre les autres. Chaque centimètre carré est optimisé. Une foule de chalands déambule pour trouver la bonne affaire. Il y a beaucoup de monde. Vous remarquerez que toutes les femmes se promènent en serrant leur sac contre leur poitrine.

Est – ce pour mieux se faufiler au milieu de la cohue ou par crainte des pickpockets ? On ne ressent pourtant aucun sentiment d’insécurité particulier, alors on fait comme tout le monde !

Après la visite du marché, on peut tenter de regagner les berges du fleuve à pied. Ce n’est vraiment pas loin, mais après les tours et détours dans le quartier chinois, ce n’est pas si simple de retrouver son chemin. Heureusement, les gens vous renseignent gentiment. Il y a de nombreuses stations au bord de la rivière, où s’arrêtent régulièrement les navettes. Les billets s’achètent au comptoir, avant d’embarquer. Les prix dépendent de votre destination. Le bateau est un moyen très pratique pour retourner à l’hôtel. Il s’arrête fréquemment en passant d’une rive à l’autre. Pour ne pas rater l’arrêt, repérez-vous par rapport aux ponts. Vous devez descendre à l’arrêt « Phra Athit » situé juste derrière le premier pont sous lequel on passe. Et on se retrouve à deux pas de l’hôtel.

LA PAGAILLE DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES DANS LES RUES DE BANGKOK
LA PAGAILLE DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES DANS LES RUES DE BANGKOK

Autant l’eau du fleuve n’incite pas du tout à la baignade, autant un plongeon dans la piscine de l’hôtel est un plaisir après une journée passée dans les rues de Bangkok.

Le soir, quand la nuit est tombée, l’agitation de la ville ne faiblit pas. Derrière l’hôtel, les rues piétonnes sont envahies par les touristes qui goûtent tranquillement à l’ambiance du quartier. Les vendeurs de rues ont allumé leurs étalages. Ils proposent des tee-shirts, de la hifi, des scorpions grillés, des fruits en tout genre, des cocktails. Les restaurants et les bars sont tous ouverts et tentent d’attirer les clients par tous les moyens : orchestres live, jolies filles, racolage. Il y en a pour tous les goûts : bar branché, resto thaï discret ou resto de luxe. Chacun y trouve son compte. C’est un endroit parfait pour passer une excellente soirée !

Petit varan - Bangkok
Petit varan dans les rues de Bangkok

  


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