Jour 1 – Vol Francfort – Doha – Bangkok


Les chiffres de la journée
  • Distance parcourue : 9 000 km
  • Temps passé dans les avions : 13 h
  • Durée de l’escale : 3 h
  • Décalage horaire : 5 h

Le vol pour Bangkok

Le hasard de la recherche sur internet a fait que le billet d’avion pour la Thaïlande le plus avantageux était au départ de Francfort. C’est donc au parking de cet immense aéroport qu’il faut laisser la voiture. Prenez bien la précaution de noter le numéro de votre emplacement, ainsi que l’étage et le repère de l’allée. Vous éviterez la grosse galère du retour lorsque, face à des centaines de voitures, vous vous demanderez où vous avez bien pu garer la vôtre !

Après un dédale de couloirs et de tapis roulants, voici le moment d’embarquer pour un long voyage. L’aventure commence. C’est un plaisir d’être assis tranquillement dans l’avion, de se laisser vivre, de profiter du confort qui s’offre à soi. Les six heures de la première étape passent comme une lettre à la poste. Elles sont rythmées par les apéros, les repas, les films. C’est un moment de transition entre la vie quotidienne trépidante et le mode « vacances ».

L’escale de Doha, capitale du Qatar, permet de se dégourdir les jambes. L’aéroport flambant neuf offre suffisamment de distractions pour occuper trois heures d’attente. Les hommes d’affaires tout de blanc vêtus, accompagnés de leurs femmes intégralement voilées et gantées arpentent les allées, au milieu des boutiques de duty free. Le luxe s’affiche à toutes les devantures. Que ce soit les voitures haut de gamme, les montres à soixante – dix mille euros, les équipements high tech, on comprend vite que le pouvoir d’achat de ce pays est hors normes. On se sent déjà très loin de l’Europe, mais curieusement, le décalage horaire n’est que d’une heure. Dehors, l’air tremble sous l’effet de la chaleur écrasante. A minuit au mois de Juillet, il fait encore 38°C ! Mais les voyageurs en transit n’ont pas le moindre contact avec l’extérieur. Ils restent confinés dans les halls hyper-climatisés de l’aéroport. Si vous ne voulez pas commencer les vacances avec une angine, n’oubliez – pas de prendre un sweet dans votre bagage à main.

Le deuxième et dernier vol dure 7 heures. Il fait aussi froid dans l’avion que dans l’aéroport, et la couverture est la bienvenue. Les écrans tactiles individuels permettent encore de passer le temps agréablement. Il fait nuit lorsque l’avion se pose à Bangkok. On devine une ville immense et agitée …

Les formalités à l’aéroport de Bangkok

A l’arrivée, les formalités sont classiques : contrôle du passeport et remise du formulaire rempli dans l’avion. Attention, il faut bien conserver le deuxième volet car il faudra le restituer au retour. Même si vous êtes en famille, il est obligatoire de remplir un formulaire par personne, quel que soit l’âge du voyageur. Entre la douane et le hall de récupération des bagages, on rencontre déjà des bureaux de change. Le taux est le même partout dans tout l’aéroport, alors profitez – en pour retirer vos premiers baths, de quoi aller jusqu’à votre hôtel et survivre jusqu’au lendemain. Deux cents euros sont largement suffisants.

Comment rejoindre son hôtel depuis l’aéroport

Après avoir repris possession des bagages et passé le dernier poste de contrôle, vous êtes à pied d’œuvre. Vous voilà enfin en Thaïlande ! La première question qui se pose est « mais comment fait – on pour aller jusqu’à l’hôtel ? ». Une solution consiste tout simplement à prendre un taxi. Mais ce n’est pas forcément la plus économique, ni la plus rapide. Suivant l’heure de votre arrivée, l’autoroute qui mène au centre de Bangkok se transforme en un immense embouteillage. Quant au prix, c’est à vous de le négocier avec le chauffeur. Une chose est sûre, c’est que vous ne parviendrez pas à lui faire mettre le compteur. La course se discute suivant le nombre de passagers, la quantité de sacs, le trafic routier et la bonne volonté du conducteur. Pour une personne fraîchement débarquée de l’avion, ce n’est pas facile de cerner le bon prix. Les chauffeurs le savent et ils en profitent à fond. La deuxième solution est plus tranquille. C’est celle que nous conseillons. Il suffit d’emprunter la ligne de métro aérien qui se termine au cœur de Bangkok, puis de finir le trajet en taxi.

Le métro aérien s’appelle le City Line. Il circule tous les jours de 6h du matin à minuit. Il y a un départ tous les quarts d’heure. Cette ligne dessert au total huit stations pour un trajet de trois quart d’heure. Les wagons sont hyper – climatisés, encore pire que l’avion ! Pour prendre le métro, rien de plus simple : il suffit de suivre le logo bleu des panneaux « city line » qui conduisent jusqu’à la gare où se trouvent les distributeurs automatiques permettant d’acheter les tickets. Prenez un billet pour Phaya Thaï, le terminus. Vous recevez en échange un jeton qui vous sert à passer le tourniquet.

Le parcours aérien permet de prendre la mesure de Bangkok. La ligne survole un méli-mélo d’autoroutes et de voies rapides engorgées par les embouteillages. D’immenses panneaux publicitaires vantent les méritent de toutes les grandes marques à la mode. Les premiers gratte–ciels apparaissent. Ce n’est pas spécialement beau mais la ville semble gigantesque.

A la station de Phaya Thaï, on quitte enfin le wagon - congélateur pour se retrouver en un instant dans la moiteur de la ville. Ce qui frappe immédiatement, c’est le bruit et la pollution ambiante. Quelques escaliers permettent de quitter la station et ramènent tous les voyageurs au ras du sol. C’est le niveau où ça grouille. Il y a des gens, des voitures dans tous les sens. Aucun espace vide. Au pied de l’escalier, deux ou trois personnes accostent énergiquement les gens qui sortent du métro pour leur demander leur destination. C’est leur métier. Ils arrêtent les taxis dans le flux continu des voitures et chargent bagages et passagers sans perdre un instant. Ils fixent le prix de la course à votre place. Et c’est le bon prix. C’est à ce moment là qu’on ne regrette pas d’avoir pris soin de noter l’adresse de l’hôtel sur un bout de papier pour la faire lire au chauffeur, … à moins de parler le thaï couramment ! Les taxis ont à peu près tous le même format. En tassant bien les sacs, on peut rentrer à cinq, mais c’est vraiment la limite. Une fois de plus le compteur n’est là que pour la décoration.

Les hôtels du quartier de Khao San road

La guest house New Siam II accueille essentiellement des touristes, comme la plupart des hôtels du quartier. Le prix des chambres varie avec le confort proposé. Les moins chères sont sans eau chaude ni air conditionné. Mais vu la température ambiante, prendre une douche à l’eau froide n’est pas désagréable du tout. Et la nuit, dormir sous un ventilateur est bien suffisant.

S’il vous reste encore un peu de courage après ce long voyage, vous pouvez faire un tour dans le quartier. En prenant à droite en sortant de l’hôtel, vous longez des bars très animés, pleins à craquer, fréquentés uniquement par les Thaïs. La musique est à fond et l’alcool coule à flot. Les chichas et les girafes de bières sont posées sur les tables. En tournant encore une fois à droite, une petite ruelle vous mène directement derrière l’hôtel, dans un quartier bien plus touristique mais vraiment sympathique. Il fait bon s’y promener le soir. Les rues et les terrasses sont pleines. C’est très agréable de flâner ou de boire un verre dans un des nombreux bars ou restaurants. Mais pour une première journée, ça commence à faire beaucoup, et malgré le décalage horaire, vous avez sûrement hâte d’aller vous coucher sous votre ventilateur qui vous attend !


  


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