L’hébergement


Savez-vous qu’elle est la ville la plus chère des Etats-Unis ? C’est Anchorage, en Alaska. Et qu’elle est celle qui arrive tout de suite derrière ? Pas de chance, c’est Honolulu ! Le logement représente donc une part importante du budget du voyage, sauf si on accepte des conditions un peu plus rustiques que d’ordinaire.

A Honolulu, on n’a guère le choix. A part l’hôtel, il n’existe pas réellement de solution pour dormir au cœur de la ville. Il faut donc trouver le bon plan, bien situé, le moins cher possible. Mais honnêtement, l’expérience vaut vraiment la peine. Waikiki, le cœur de la ville est assez incroyable !

C’est sur Big Island qu’il faut se rattraper ! Si vous voulez absolument dormir à l’hôtel, c’est tout à fait possible, mais ne comptez pas trouver des logements bon marché au sens où vous l’entendez. Tout est hors de prix !

Il faut donc se rabattre sur les campings. Ce n’est pas du tout gênant car ils sont presque tous implantés dans des endroits magnifiques et ne sont pas chers du tout pour peu qu’on se débrouille bien.

Il y a deux types de camping :

- les states park campings : ce sont plutôt de simples terrains où l’on peut planter sa tente. Il n’y a généralement pas de gardien, pas d’eau, pas de douches, pas d’infrastructures, mis à part des sanitaires rustiques. En gros, il y a des emplacements à peu près plats, et c’est tout. Ce n’est pas l’endroit où on laisserait sereinement sa tente et ses affaires sans surveillance pendant qu’on va se balader pendant la journée. Normalement, une barrière est verrouillée pendant la nuit par un gardien qui en profite pour vous faire payer la nuitée. Heureusement, ce n’est pas cher : environ 18 $ pour un groupe de six personnes. Les horaires d’ouverture et de fermeture sont affichés à l’entrée. Si vous arrivez après que la barrière soit fermée, dormez à côté de votre voiture. Ne la laissez pas toute la nuit sans surveillance avec toutes vos affaires à l’intérieur.

Il y a six campings de ce genre sur l’île. Parmi eux, deux ne sont pas accessibles en voiture et nécessite d’emprunter un chemin d’accès pas franchement entretenu. Sur place le camping est interdit ! Vous avez obligation de dormir dans des chalets aménagés. Il faut récupérer la clé avant de partir vous installez. Ce n’est pas simple du tout.

Quoiqu’il en soit, ces campings ne sont pas chers mais franchement spartiates. Ils sont très peu fréquentés, même le week-end. Ce n’est vraiment pas la peine de réserver. Avec un peu de chance, les gardiens ne se déplaceront même pas pour fermer la barrière et personne ne vous demandera rien.

Attention, certains campings ne sont ouverts que les Vendredis, Samedis et Dimanches.

Vous trouverez tous les renseignements qu’il vous faut en cliquant ici

- les County Department of Parks and Recreation campsites : il y a dix parcs de ce type répartis sur toute la côte de Big Island. Ils sont tous très bien situés, en bord de mer, dans les rares endroits où la baignade n’est pas dangereuse. Ces aires sont aménagées pour accueillir les touristes, les familles qui viennent passer une journée ou un week-end au grand air. Il y a tout ce qu’il faut pour vivre dehors : douches, sanitaires, eau potable, barbecues, tables de pique-nique. Des emplacements sont réservés pour planter les tentes.

Malheureusement, ces campings coûtent très cher. Environ 21 US$ par nuit et par personne, avec une généreuse réduction de 1 US$ pour chaque enfant de moins de douze ans ! C’est franchement exagéré ! Les aires sont fermées toutes les nuits par des gardiens qui contrôlent les permis de camper. Si vous n’avez pas réservé, vous devez payer sur place. Une fois que la barrière est fermée, il ne reste plus que les campeurs. En journée, il y a pas mal de monde, surtout les week-ends. Comme pour les campings précédents, Il n’y a aucune surveillance, alors on ne laisse pas sa tente et ses affaires pendant qu’on part faire un tour ailleurs.

Les informations ainsi que les formulaires de réservations sont sur le site de Hawaii .

Sur Big Island, il y a heureusement deux exceptions : le camping du parc des volcans et le ho’okena campsite.

Le camping du parc des volcans s’appelle le Namakanipaio Campground. Il est parfaitement bien placé. A croire que c’est un fait exprès, mais il se trouve presque tout le temps au soleil, même quand il pleut sur le parc. On dirait que les nuages s’arrêtent toujours à trois cents mètres de l’entrée ! Il est équipé de sanitaires et d’un point d’eau. Point négatif : ils ont oublié de construire des douches ! Par contre, la nuitée n’est pas chère. Si vous choisissez un des emplacements du fond, à côté d’une place de parking, vous payez 15 US$ par groupe et par nuit. Si vous vous installez dans le pré central, le montant passe à 10 US$ par groupe et par nuit. A ce prix-là, on se passe de douche !

Aucune réservation n’est acceptée. Il y a de toute façon toujours de la place. Le paiement est basé sur la confiance. On glisse dans une enveloppe un formulaire et de l’argent en cash et on dépose le tout dans le tronc situé à l’entrée des sanitaires. Le lendemain, vous retrouvez un petit papier attaché à votre tente qui atteste que vous êtes en règle.

Tous les renseignements sont disponibles sur le site National park service

Le camping de Ho’okena est situé en bord de mer, au Sud-Ouest de l’île, pas très loin de la ville de Captain Cook. A la différence de tous les autres campings, celui-ci est gardé. On peut laisser sans crainte ses affaires pendant la journée. Il y a de l’eau, des sanitaires et des douches. Les emplacements sont sur la plage, coincés entre l’océan et la falaise. L’endroit est un peu confidentiel. Le soir vers les dix-sept heures, tous les deux ou trois jours, un gardien passe pour faire payer les campeurs. Le prix est d’environ 20 US$ par nuit et par personne. En dessous de 18 ans, les enfants ne payent pas ou éventuellement 1 US$ suivant la gentillesse du gardien. Ce n’est jamais la même personne qui fait la ronde. Ils sont dans l’ensemble vraiment gentils et arrangeants. Attention, ils ne prennent que le cash.

Avant de planter votre tente, demandez bien la permission au gardien qui surveille le camping de jour comme de nuit. Il vit dans le petit barnum qui se situe juste à gauche quand on arrive sur la plage. C’est une question de politesse. Ici vous êtes chez lui. L’ambiance est très décontractée. Une poignée d’habitués se retrouve le soir sur la plage. Les bouteilles de bière s’empilent et ça sent bon le cannabis. Ils discutent, jouent de la guitare et chantent dans leur coin. Même si cela déconcerte un peu au premier abord, l’ambiance est paisible et sûre.

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