Rome : les 5 lieux incontournables à voir

Que voir à Rome ?

Colosseo (Colisée ou amphithéâtre Flavien)
Temps de visite : Une demi-journée

Colosseo (Colisée ou amphithéâtre Flavien)

Site archéologique Patrimoine Architecture Culture

Sans doute l’un des monuments les plus célèbres du monde, en tout cas le plus grand amphithéâtre de l’Empire romain et l’emblème de la Cité éternelle. Ce « colosse », construit en 72 avant J.-C. sous l’empereur Vespasien et achevé par son fils Titus, pouvait en effet recevoir dans l’Antiquité de 60 à 80 000 spectateurs qui venaient assister, gratuitement, aux sanguinaires combats de gladiateurs et aux chasses aux fauves. Il doit son surnom à la statue monumentale, pour ne pas dire à nouveau colossale, de Néron, dressée dans les environs de l’édifice. De ce dernier, vaste ellipse de 188 m (au plus large) s’élevant à 50 m, comporte trois étages d’arcades, surmontés d’un étage d’attique, ne subsistent aujourd’hui que les 2/5 ème. C’est dire si le monument devait impressionner par ses dimensions à l’époque ! Pour protéger les spectateurs du soleil, il était même couvert d’un velum qu’actionnait un détachement de la marine impériale de Misène.
Sur un demi-hectare, le réseau de souterrains, dont la visite est passionnante (prévoir 1h15 min), abritait chambres souterraines et passages, l’impressionnant dispositif de machinerie – cages, trappes, monte-charges – permettant les divers changements de décor, l’arrivée de bêtes féroces ou de gladiateurs ! Le ventre du Colisée, réalisé à l’origine en bois, puis reconstruit en maçonnerie fut enterré lorsque les jeux tombèrent en désuétude ; il est donc resté intact, alors qu’au Moyen Âge et à la Renaissance l’amphithéâtre servit de carrière pour la construction d’autres édifices.
Ne manquez pas non plus la terrasse du Belvédère, au IIIe niveau : on jouit d’une vue imprenable sur la scène et sur les Forums impériaux.

Le conseil de Partir.com : Réservez votre billet à l’avance pour éviter de très longues attentes. Lors de votre visite, n’emportez aucune valise ou sac à dos volumineux, ni boisson ni animal. Sur le site suivant, vous trouverez un calendrier des huit jours pendant lesquels l’entrée au parc archéologique du Colisée est gratuite.

Foro romano (Le Forum romain)
Temps de visite : Une demi-journée

Foro romano (Le Forum romain)

Site archéologique Patrimoine Architecture Culture

Au pied du Capitole et à deux pas du Colisée s’étirent les ruines du forum romain sous une stratification complexe de rues, de places et de bâtiments profondément modifiés par l’histoire, les fouilles et les restaurations. Difficile aujourd’hui d’imaginer qu’ici battait le cœur politique et civil de la cité antique. À l’origine, à l’époque républicaine, le forum s’articulait autour du Comitium (la place où le peuple venait écouter les magistrats), de la Curie (siège officiel du Sénat), des basiliques (où avaient lieu les activités judiciaires) et des lieux de culte (les temples). Mais il va vite devenir trop exigu pour Rome, qui est au centre d’un vaste empire. Le forum romain se transforme alors en lieu à la gloire des empereurs : ainsi construit-on des monuments prestigieux, comme le temple de Vespasien et Titus et celui d’Antonin et Faustine dédiés à la mémoire des empereurs divinisés, ainsi que l’arc monumental de Septime Sévère (203 après J.-C.) érigé pour célébrer la victoire sur les Parthes.
À la chute de l’Empire, le forum est abandonné, partiellement enseveli et devient un lieu de pâturage (on l’appelle alors Campo Vaccino, le « champ aux vaches »). Comme le Colisée, il sert de carrière de pierres pour les constructions de la cité, et notamment pour Saint-Pierre. Heureusement certains monuments, transformés en églises, continuent à vivre : le temple d’Antonin et Faustine transformé en l’église San Lorenzo in Miranda, le temple de Romulus qui accueille l’église Santi Cosma e Damiano ou encore le temple de Vénus et Rome dans lequel est construite au IXe siècle l’église Santa Maria Nova.
Si les premières fouilles ont lieu au début du XIXe siècle lors de l’occupation napoléonienne, ce n’est qu’après l’unité italienne qu’elles prendront de l’ampleur.

Le conseil de Partir.com : Mieux vaut opter pour une visite guidée, car les ruines du forum ne sont pas faciles à déchiffer, à moins d’être féru d’archéologie romaine !

Piazza del Campidoglio (Capitole)
Temps de visite : Une demi-journée

Piazza del Campidoglio (Capitole)

Musées Patrimoine Architecture Culture

L’ascension du Capitole sera à coup sûr récompensée par la vue époustouflante que l’on a sur le Forum romain… C’est aussi l’occasion d’admirer la place dessinée par Michel-Ange, conçue comme une terrasse s’ouvrant sur la ville et dominée par la statue de Marc-Aurèle. On en profitera pour visiter les collections des musées capitolins (abrités dans le palais des Conservateurs et le Palazzo Nuovo), les deux plus anciens musées du monde ouverts en 1471 grâce au pape Sixte IV.
Le pontife, cette année-là, faisait don aux Romains d’une collection de bronzes à forte valeur symbolique : la très célèbre Louve du Capitole, illustrant la plus importante légende de la ville, ou le Tireur d’épine, pour ne citer que les plus fameux. Parmi les pièces maîtresses de la collection, qui s’est enrichie au fil des siècles grâce aux donations, figurent le Gaulois mourant, la Vénus du Capitole, l’original de la statue de Marc Aurèle (dont on trouve la copie sur la place) ou encore le Buste de Méduse du Bernin ainsi que des œuvres majeures de la peinture italienne et européenne du XIVe au XVIIe siècle… La place accueillant la mairie de Rome, il n’est pas rare d’y croiser le samedi des cortèges de mariés !

Le conseil de Partir.com : Avant d’entrer dans le palais des Conservateurs, admirez la tête, les fragments de la colossale statue de Constantin (la tête, la main et les pieds).

Le Vatican
Temps de visite : Une journée

Le Vatican

Musées Patrimoine Architecture Culture

Un des plus petits États d’Europe, mais sans doute le plus célèbre du monde, où est concentré un patrimoine artistique sans égal ! Sous bonne garde du souverain pontife, chef de l’Église romaine, et de ses incontournables gardes suisses, le Vatican vit bien à l’abri derrière ses murailles… jouissant de l’extraterritorialité, battant sa monnaie, disposant de sa diplomatie, de son armée, de sa justice… Chaque jour, des milliers de visiteurs arpentent sa place et ses jardins, découvrent ses musées, palais et chapelles. À ne pas manquer lors de votre séjour organisé !
Il faudra vous armer de patience pour accéder à la basilique Saint-Pierre depuis la place. Redessinée par le Bernin à partir de 1656 afin que le pape soit vu du plus grand nombre lors de la bénédiction urbi et orbi, cette place en forme d’ellipse est bordée par une aérienne colonnade surmontée de 140 statues de saints.

La basilique Saint-Pierre
La plus grande église de la chrétienté, avec son dôme qui s’élève à 136 m de haut, véritable point de repère à Rome. Elle fut construite à l’emplacement du tombeau de saint Pierre, où s’élevait déjà la basilique de Constantin (Ive siècle), sur la volonté du pape Jules II à partir de 1506. Bramante (plan), Michel-Ange (dôme) et Maderno vont y travailler, tandis que le Bernin imprimera sa marque à l’intérieur : chaire-reliquaire en bronze, baldaquin baroque et tombeau du pape Urbain VIII et monument à Alexandre VII. Bien sûr, la Pietà de Michel-Ange, qui devait contractuellement être « la plus belle œuvre en marbre existant à Rome à ce jour ». Pari réussi pour l’artiste qui signa son œuvre pour la première et seule fois.

Les musées
Abrités dans les palais du Vatican, les musées sont le fruit du mécénat des souverains pontifes. Conçus à l’origine pour accueillir les appartements des papes, les édifices, richement décorés au cours des siècles, furent transformés peu à peu en musées. On ne pourra tout voir en une seule fois, il est donc préférable d’organiser sa visite au préalable et de choisir parmi les nombreux musées : le Museo Pio-Clementino pour les statues romaines ; la Pinacothèque pour les chefs-d’œuvre de la peinture italienne, des primitifs au XVIIe siècle ; l’impressionnante Galerie des cartes où sont représentés les territoires qui dépendaient du Saint-Siège ; les chambres de Raphaël où le peintre illustra entre 1509 et 1517, les principaux domaines de la connaissance ; ou encore l’éblouissante chapelle Sixtine peinte à la même période par Michel-Ange, avec ses mille mètres carrés de plafond sur le thème de la création et de la chute de l’homme.

Le conseil de Partir.com : Ne pas hésiter à monter les 330 marches de la coupole pour profiter d’une vue imprenable sur la ville.
Pour la Sixtine, il est impératif de réserver son billet à l’avance si l’on veut éviter de longues files d’attente. Choisissez de préférence la première tranche horaire et, même si vous avez décidé de visiter plusieurs musées, rendez-vous immédiatement à la Sixtine pour éviter la foule. Bien sûr, une tenue vestimentaire décente s’impose dans les musées et la basilique : pas de décolleté, de bras nus, de short ou de mini-jupe.

Campo dei Fiori
Temps de visite : 2 heures

Campo dei Fiori

Patrimoine Architecture Culture

Tous les matins (sauf le dimanche), c’est une explosion de couleurs et de senteurs sur cette jolie place qui porte très bien son nom de « Champ des Fleurs », même si les prés fleuris qui s’y étendaient ont disparu au XVe siècle. S’y déroule en effet l’un des plus anciens, sinon le plus vieux marché de la ville, puisqu’on y faisait déjà du commerce en 1869 : les « vignarole » venaient chaque jour de la campagne pour vendre herbes et légumes qu’elles nettoyaient sur place. Aux étals de fruits et aux légumes se sont ajoutés progressivement ceux de viande, de fleurs, de poisson, d’épices puis de produits manufacturés et même quelques vêtements bon marché pour touristes… Le marché a perdu un peu de son âme, mais les senteurs enivrent et les couleurs éblouissent toujours. Le rouge des fraises et des framboises, l’orangé des énormes courges ou le violet des pommes de terre vitelotte et des petits artichauts. Ne manquez pas le stand de la Signora Franca, 80 ans, dont l’étal de fruits et légumes appartient à sa famille depuis 150 ans. Avec toute sa gouaille, elle vous racontera comment sa mère a élevé 8 enfants dans des cagettes de légumes (« y avait pas de couffins, pardi ! »), elle qui a aussi perpétué aussi la tradition avec ses enfants, ou vous racontera avec passion le dernier match de la Roma, une des deux équipes de foot de la capitale. Le soir, la place s’anime encore grâce aux nombreux bars qui aimantent la jeunesse romaine et les étudiants, surtout le week-end et aux beaux jours.
Au centre de la place, la statue en bronze du moine dominicain Giordano Bruno vient rappeler de plus sinistres mémoires : ici avaient lieu les exécutions capitales et le philosophe périt sur le bûcher le 17 février 1600, accusé d’hérésie par l’Inquisition.


Carte interactive des lieux à visiter