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Situé au nord-ouest de Santa Fé de
Bogota, le département de Boyaca est l'un des hauts-lieux
de l'histoire de la Colombie et plus particulièrement de
la guerre d'Indépendance. La route qui conduit à
Villa de Leyva traverse cette région de collines verdoyantes,
piquées de massifs d'eucalyptus et tapissées de
prairies et de champs de maïs. Premier arrêt, le Pont
de Boyaca où Simon Bolivar remporta, le 9 août
1819, la victoire décisive contre les troupes espagnoles.
| Un monument moderne, signé d'un sculpteur allemand, rappelle ce haut fait d'armes du Libertador, qui marqua l'émancipation conjuguée de cinq pays (Colombie, Venezuela, Equateur, Pérou et Bolivie), dont les drapeaux flottent aujourd'hui sur les lieux. Seconde étape, Tunja, la capitale du Boyaca qui recèle quelques trésors de la période coloniale, comme la chapelle baroque du Rosario de l'église Santo Domingo, empruntant également à l'art mudéjar, telle la Casa del Fundador. |
| 40 kilomètres plus loin, lové
au creux d'une vallée étrangement aride, apparaît
Villa de Leyva, l'un des plus anciens villages coloniaux de Colombie, qui, sans doute, se prévoyait un grand avenir, si l'on en juge aux dimensions impressionnantes de sa Plaza Mayor, où
se déroule chaque année, en août, un Festival
du Cerf-Volant. Moins ambitieuses, ses rues pavées et bordées de vieilles demeures noyées sous les bougainvillées, donnent prétexte à d'agréables promenades à pied jusqu'à la Casa de Narino, ainsi nommée en hommage à un patriote, au musée d'Art Colonial, ou encore, au cloître du Carmel. |
| Qu'importe d'ailleurs l'itinéraire choisi, la ville entière justifie toutes les errances, même les plus excentrées, comme à se rendre par une route cahoteuse jusqu'au monastère Ecce Homo, célèbre pour son autel en or, et au couvent de la Candelaria. |
Dans le cadre d'une excursion vers le monastère Ecce Homo ou celui de la Candelaria, tous deux situés à une quinzaine de kilomètres de Villa de Leyva. Sur la route, simulation d'une panne de bus, puis continuation à pied ou à cheval pour un déjeuner (50 personnes environ, dans le réfectoire de l'un ou l'autre monastère) ou un pique-nique en compagnie des moines. Ceux-ci interpréteront ensuite des chants a capella, dans la chapelle ou le cloître.
On peut les organiser à l'intérieur ou en plein-air, en offrant au préalable une ruana (le poncho colombien) à chacun des participants. Le repas, typiquement colombien ou de grillades, est servi tandis qu'un orchestre d'enfants ou un groupe local carranguera joue de la musique andine. Ces soirées peuvent se dérouler dans le superbe cadre colonial de la l'hôtel Molino de Mesopotamia (50 personnes) qui eut le privilège d'accueillir quelques nuits Simon Bolivar, ou à l'hôtel Duruello (2 restaurants de 90 et 140 places + terrasse), et être précédées d'un cocktail à la Casa Real de Liquores, jolie maison abritant le Musée d'archéologie.
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08/02/2012 13:56 -
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