Que voir, que faire en Ouzbékistan ?

Ariane, Blogueuse Voyages
Ariane, Blogueuse Voyages

Partir en voyage en Ouzbékistan, c’est vivre un dépaysement absolu. Ici on remonte le temps et on revient à l’époque mythique des Routes de la Soie, quand les caravanes de chameaux charriaient toutes les merveilles d’Orient et quand Samarcande était le centre du monde. La splendeur de ces villes qui furent autrefois les capitales d’empires fastueux, les coupoles bleu turquoise des mosquées, les troupeaux traversant la steppe immense dans un tourbillon de poussière, le fourmillement joyeux et coloré des marchés artisanaux vous entraîneront dans un autre monde. Ici, on parle russe, perse ou turc, les chevaux côtoient les vieilles voitures soviétiques sur les routes de montagne, les sommets dépassent allègrement les 4000 mètres et tous les tons de bleu forment la mosaïque des toits.
De tous les pays d’Asie centrale, l’Ouzbékistan est celui qui concentre le plus grand nombre de joyaux culturels, avec les villes magiques de Samarcande, Boukhara, Kokand et Khiva. On partira encore suivre les traces d’Alexandre le Grand à Nurata, nager en plein désert au lac Aydar, frémir devant les bateaux échoués de la mer d’Aral ou goûter les fruits murs du Ferghana. Pays chatoyant et chaleureux, l’Ouzbékistan fascinera le voyageur en quête d’inédit.
Après avoir passé de nombreuses semaines en Ouzbékistan et un prochain voyage en cours de préparation, je vous délivre mes incontournables du pays.

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Notre sélection de lieux à voir

Samarcande
Temps de visite : 2 jours
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Samarcande

Le nom de Samarcande est légendaire : pendant des siècles, les Routes de la Soie en firent une des villes les plus célèbres et puissantes du monde, un opulent carrefour entre l’Orient et la Méditerranée. Le grand bazar Siab, où on trouve épices, pains et fruits à profusion, permet d’en retrouver un peu l’atmosphère. Mais Samarcande fut aussi et surtout la ville de Tamerlan, l’immense conquérant ouzbek, et ses réalisations monumentales en font la beauté depuis le XIVe siècle. La place principale, le Registan, est considérée comme la plus fastueuse d’Asie centrale, avec ses monumentales médersas (écoles coraniques) coiffées de turquoise. Du sommet des minarets, la vue sur le Registan est imprenable, et permet de mesurer la majesté des lieux.
Pour continuer à s’enivrer d’or et de bleu, on suivra les grandes allées fleuries jusqu’aux mausolées du Gour Emir et de la mosquée Bibi-Khanym, où reposent pour l’éternité Tamerlan, « seul conquérant invaincu de l’histoire de l’humanité », et son épouse préférée. Mais le plus bel ensemble religieux de tous, ce sont les mausolées Chah-e-Zindeh, un lieu de pèlerinage où la splendeur se conjugue à la sérénité. Pour mieux apprécier le rôle joué par Samarcande dans l’histoire de l’humanité, il faudra enfin aller visiter le spectaculaire observatoire d’Ulugbek, où l’astronomie moderne fut inventée au XVe siècle autour d’un sextant géant. On s’attachera à ce prince astronome et progressiste, petit-fils de Tamerlan, qui fut le premier à ouvrir les écoles aux femmes.

Le conseil de Ariane : Visitez Chah-e-Zindeh en fin d’après-midi, à l’heure dorée. Quand le soleil descend, l’or et le turquoise des coupoles semblent illuminés de mille feux. Le flux des pèlerins se tarit, et la magie du lieu s’impose à vous.
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Boukhara
Temps de visite : 2 à 3 jours
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Boukhara

De toutes les villes de la Route de la Soie, Boukhara est celle qui a su préserver le plus grand nombre de bâtiments très anciens, par exemple l’émouvant Mausolée des Samanides, qui date des années 900 et entretient la mémoire d’une puissante dynastie. Entièrement piéton, le cœur ancien de Boukhara est un labyrinthe de mosquées, medersas et marchés couverts, où l’on peut se perdre pendant des heures et avoir réellement le sentiment de remonter au Xe siècle, à l’époque où Avicenne enseignait la médecine ici. Cela fait des siècles qu’on vend bijoux, étoffes et poignards sous les célèbres coupoles des marchés, comme le Tak-i-Zargaron. Plusieurs ensembles monumentaux structurent la ville et orientent la promenade. Po-i-Kalon fascine par sa myriade de coupoles turquoise et par la hauteur du minaret Kalon, du haut duquel on précipitait les condamnés à mort. Face à l’immense citadelle de l’Ark, dont les fortifications évoquent les dunes du désert, se trouve l’ancien château d’eau de Boukhara qu’occupe désormais un ascenseur de verre offrant une vue imprenable sur la vieille ville.
Les monuments recèlent de nombreux détails pour le voyageur attentif, comme les papillons de la mosquée Magok-i-Attari, vestige de l’ancienne religion zoroastrienne, ou encore les oiseaux de la médersa Nadir Divan-Begui, devenus l’emblème de l’Ouzbékistan. Parce qu’un important réseau de canaux traverse la vieille ville, de nombreuses mosquées sont bâties le long de l’eau, comme la belle Bolo Haouz. À quelques kilomètres de la ville, Sitori-i-MokhiKhossa, le superbe palais d’été des émirs bâti dans un style russe, se reflète lui aussi dans un vaste bassin au cœur d’un jardin rempli d’oiseaux. Si Boukhara n’est pas la plus célèbre des villes ouzbèkes, elle est sans doute la plus romantique et la plus saisissante.

Le conseil de Ariane : La medersa Abdullah Khan et ses coupoles abritent aujourd’hui de nombreux ateliers d’artisans, notamment des joailliers, grande spécialité de la ville. Les bijoux sont faits sur place et de toute beauté.
Un des grands bonheurs de Boukhara est de dîner au bord des bassins, dans la douceur du soir. De nombreux restaurants sont installés le long de l’eau.
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Site archéologique Monuments Patrimoine mondial de l'Unesco Architecture Art et culture

Tachkent
Temps de visite : Un à deux jours, en fonction de votre intérêt pour les musées.
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Tachkent

La capitale d’Ouzbékistan n’est pas la plus belle ville du pays, mais sa visite permet de mieux comprendre son histoire et réserve de jolies surprises. La partie la plus pittoresque de Tachkent est la vieille ville, autour de l’ensemble Khazrati Imam, où l’on retrouve les dômes et minarets bleus qui forment la carte postale classique de l’Ouzbékistan. Une des médersas contient une relique d’une grande valeur : un des tout premiers exemplaires du Coran.
On se promènera ensuite dans le dédale des ruelles, où perdure une vie traditionnelle, notamment la préparation du « plov » (plat national à base de riz et de bœuf) dans de grands chaudrons. À l’inverse, la célèbre Place de l’Indépendance et la promenade Amir Timur montrent l’empreinte soviétique sur Tachkent : ensembles froids et solennels, vastes perspectives monumentales forment la porte vers la Tachkent moderne, où l’on retrouvera de grands centres commerciaux. Elles sont aujourd’hui ornées de statues célébrant l’indépendance ouzbèke : le grand conquérant Tamerlan, ou encore les cigognes emblématiques du pays. Malgré le caractère froid de ces grandes places, la promenade est intéressante, d’autant qu’on y retrouvera de nombreux artistes de rues et vendeurs de souvenirs insolites, par exemple des monnaies soviétiques ou des insignes de l’armée rouge. Tachkent est également une ville de culture, avec de nombreux musées consacrés à la culture du pays, notamment le Musée national d’histoire d’Ouzbékistan, ou encore le théâtre national.
Un des plus beaux monuments de Tachkent est sans conteste la cathédrale de la Dormition, sublime église orthodoxe qui rappelle celle de Saint-Pétersbourg et enchante par sa profusion de bulbes dorés. Une visite à la cathédrale catholique et à la synagogue permettra de mesurer la diversité religieuse et la tradition de tolérance qui perdurent en Ouzbékistan.

Le conseil de Ariane : Si elle manque un peu de charme, Tachkent est une ville très animée, notamment riche en restaurants en tous genres, du plus traditionnel au plus international. Prenez le temps de sortir dîner, l’offre est très riche.
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Patrimoine Monuments Musées

Kokand et le col de Kamchik
Temps de visite : Une demi-journée
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Kokand et le col de Kamchik

La route conduisant de Tachkent à Kokand vaut à elle seule le détour : elle passe par le plus haut col routier du pays, le col de Kamchik, à 2450 m d’altitude. Les panoramas sont éblouissants : le regard bondit sur les premiers sommets de 4000 mètres du Tien Shan et du Pamir et laisse deviner les premiers contreforts de l’Himalaya. On roule au milieu des vieilles Lada soviétiques et des ânes traînant des carrioles sur ces routes sinueuses de montagne, pour une virée inoubliable au cœur de l’Asie centrale.
L’arrivée à Kokand est un retour à la douceur. Si la « Cité des Vents » n’est aujourd’hui qu’une belle étape sur la route de la vallée du Ferghana, elle fut autrefois une des villes les plus importantes de l’univers. Gengis Khan, l’immense conquérant mongol, en avait fait sa résidence principale. Tamerlan, le héros national ouzbek, y réunissait les délégués venus des quatre coins de son empire. Pour se faire une idée de sa gloire passée, on visitera le Palais du Khan, qui fut autrefois la plus opulente résidence d’Asie centrale. La ville compte également de nombreuses mosquées où il fait bon flâner, comme la mosquée Jami, qui abrite depuis l’ère soviétique un petit musée d’art.

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Monuments Architecture Points de vue

Marguilan, Richtan et la vallée du Ferghana
Temps de visite : 2 jours
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Marguilan, Richtan et la vallée du Ferghana

Tout à l’est de l’Ouzbékistan, à la frontière kirghize, la vallée du Ferghana reste méconnue des voyageurs. C’est pourtant une des plus belles régions du pays, et une des plus importantes : presque tous les fruits et légumes consommés en Asie centrale poussent dans les vergers du Ferghana. La vigne est cultivée au sein même des villages sur de grandes treilles recouvrant les façades, des milliers d’arbres fruitiers jalonnent les routes, et les étals des marchés croulent sous les fruits délicieux. Quant à l’artisanat de Richtan et Marguilan, sa qualité est telle qu’il est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. À Marguilan, c’est la céramique qui est à l’honneur. La visite d’un atelier permettra d’admirer le travail patient du tourneur qui fait naître les célèbres faïences ornées d’une fleur de coton, dont la finesse est réputée dans le monde entier.
C’est à Richtan que sont tissées les étoles de soie que portent toutes les femmes ouzbèkes élégantes. Le motif ouzbek emblématique, qu’on retrouve décliné dans toutes les couleurs, se nomme l’adras et symbolise « un rayon de lumière à travers les nuages, dans une rivière au pied des montagnes ». On verra à Richtan la culture des muriers dont se nourrissent les vers à soie, puis le travail des femmes qui ébouillantent les cocons, filent la soie, et enfin tissent les étoffes sur de grands métiers à tisser qui nécessitent une grande coordination, puisqu’on les actionne avec les pieds et les mains. Authentique et incroyablement photogénique, le Ferghana mérite de sortir de l’ombre.

Le conseil de Ariane : La vallée du Ferghana doit impérativement être vue à la belle saison, à l’époque des fleurs et des fruits. De la fin du printemps à l’automne, les fruits saisonniers sont vendus au bord des routes de la vallée du Ferghana, et les marchés rivalisent de couleurs.
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Art et culture Artisanat Beau village Campagne Marché

La forteresse de Nourata et sa source sacrée
Temps de visite : Une demi-journée
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La forteresse de Nourata et sa source sacrée

Si Nourata marque les esprits, c’est qu’elle associe un site archéologique majeur et un lieu de pèlerinage d’une grande poésie. Au sommet d’une colline trônent les ruines majestueuses d’une forteresse construite par l’armée d’Alexandre le Grand au IVe siècle avant notre ère, lors de sa conquête de l’Asie Mineure. On peut arpenter librement les vestiges sur les pas du grand guerrier, et la vue depuis le sommet est saisissante. Au pied de la colline, coule en effet une source sacrée pour les musulmans chiites, qui aurait jailli du bâton d’Ali, le gendre du prophète Mahomet. Cette rivière serpente entre les minarets et coupoles des mosquées, et revêt une étonnante couleur d’un bleu vif. Les gros poissons qui y nagent sont eux aussi sacrés ; la pêche est bien sûr interdite, mais on passera un beau moment à marcher le long de l’eau et à les admirer. Depuis le Xe siècle, la belle mosquée Panjvakhta se reflète dans ces eaux, et attire les fidèles dans une atmosphère d’une grande douceur.

Le conseil de Ariane : Si la rivière est ombragée par des arbres et bâtiments, la colline est quant à elle complètement nue, et la réverbération très forte. L’ascension vers les ruines de la forteresse n’est pas difficile, mais il est important de se munir de lunettes et chapeaux pour ne pas souffrir du soleil.
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Points de vue Patrimoine Site archéologique Merveilles naturelles

Khiva
Temps de visite : 1 à 2 jours
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Khiva

À l’ouest du pays, à la frontière du Turkménistan, Khiva est la dernière des cités mythiques de la Route de la Soie, avec ses sœurs Boukhara et Samarcande. Elle en est la plus petite, mais aussi une des plus anciennes, avec des maisons datant du XIe siècle, et sa vieille ville fortifiée Itchan Kala, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité, concentre sur une surface réduite tous les emblèmes de ces villes de légende. On retrouvera ainsi à Khiva le bleu turquoise des coupoles, comme à la medersa Mohamed Amin Khan, la plus grande école coranique d’Asie centrale, le labyrinthe des rues anciennes où les artisans déploient leurs étals, les mosaïques ornant les mausolées, et la silhouette majestueuse des minarets surplombant la vieille ville médiévale, comme celui d’Islam Khodja. Si Khiva n’est pas aussi dynamique que ses cités sœurs, et peut évoquer une ville-musée, sa grande beauté et son patrimoine historique inestimable méritent qu’on s’y attarde. Ici le temps semble suspendu.

Le conseil de Ariane : Prenez le temps de monter au minaret d’Islam Khodja. La vue sur Khiva du sommet de ses 45 mètres vaut bien la montée des nombreuses marches !
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Patrimoine mondial de l'Unesco Monuments Patrimoine Architecture

La mer d’Aral
Temps de visite : Excursion d’une journée
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La mer d’Aral

C’est un spectacle de désolation qui fascine et horrifie à la fois : presque entièrement asséchée par la culture du coton, la mer d’Aral est aujourd’hui un vaste cimetière de bateaux. Les épaves rouillées jonchent le sol de ce qui fut autrefois le 4e plus grand lac du globe, depuis changé en désert de sel. Les amateurs d’insolites savoureront cette expédition apocalyptique dans un paysage à la Mad Max. Les choses pourraient toutefois changer dans les années à venir. Si le sud de la mer d’Aral reste complètement à sec, l’eau revient aujourd’hui peu à peu au nord suite aux efforts écologiques entrepris, et on peut espérer une résurrection du plan d’eau. En attendant que les épaves revoient les flots, on viendra faire des photos à l’ambiance de fin du monde…

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Insolite

Les steppes du Kizil-Koum et le lac Aydar
Temps de visite : 1 ou 2 jours
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Les steppes du Kizil-Koum et le lac Aydar

C’est au nord du pays, à la frontière avec le Kazakhstan, que commence la steppe immense d’Asie centrale. C’est le pays des troupeaux de chameaux laineux et de chevaux mongols qui traversent les étendues arides en soulevant des tourbillons de poussière, où l’horizon semble infini. Quelques rares collines rocheuses sont le terrain de jeu des petites chèvres cachemire, partout ailleurs c’est la plaine sans limites. L’immensité radicale de ces steppes semi-désertiques enivre et déconcerte le voyageur. C’est ici qu’on pourra aller dormir dans une yourte chez les nomades kazakhs et se perdre dans un ciel aux millions d’étoiles, ou encore s’essayer à un tour à dos de chameau. Au matin, on guettera les animaux de la steppe, comme les chiens de prairie, ces petits rongeurs rapides.
Au cœur du Kizil-Koum s’étend un immense plan d’eau douce, le lac Aydar, qui fonctionne comme une véritable réserve de biodiversité au cœur du désert. Les troupeaux viennent s’y abreuver, les oiseaux nichent au milieu des roseaux, et à certains endroits, des plages de sable permettent aux voyageurs de se baigner dans ses eaux dont la teinte varie entre or, émeraude et turquoise. C’est sans doute le seul plan de baignade naturel en Ouzbékistan, pays totalement enclavé se situant à plusieurs milliers de kilomètres des océans !

Le conseil de Ariane : Ne vous aventurez pas dans le Kizil-Koum sans guide. Ici les routes se changent en pistes sablonneuses, les GPS ne trouvent plus rien et le réseau téléphonique ne passe pas. Une compagnie locale pourra vous conduire aux camps de yourtes, souvent situés non loin du lac Aydar.
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Nature Observation de la faune Réserve naturelle Lac

Chakhrisabz
Temps de visite : Une demi-journée
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Chakhrisabz

Au sud de Samarcande, la ville de Chakhrisabz a vu naître en 1336 l’immense conquérant et héros national ouzbek Tamerlan. L’émir fit de sa cité natale une « ville verte », où il construisit de sublimes jardins et demeures. De son palais, Ak-Saray, il ne reste aujourd’hui plus que des ruines monumentales, mais de nombreux pans de mosaïques datant du XVe siècle ont pu être préservés et sont aujourd’hui classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Quant à la verdure, elle demeure assurée par les nombreux rosiers qui fleurissent à la belle saison, et font de Chakhrisabz une oasis au pied des montagnes. On visitera aussi la belle mosquée Kok Gumbaz avec son monumental dôme bleu, et les nombreux mausolées abritant la famille de Tamerlan.

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Patrimoine mondial de l'Unesco Monuments Parc et jardin

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Ariane,
Blogueuse Voyages

L'avis de Ariane

Pour qui rêve de remonter le temps sur les traces des grands conquérants et des caravanes parcourant la Route de la Soie, l’Ouzbékistan est un incontournable absolu. L’Ouzbékistan est sans aucun doute le pays d’Asie centrale qui concentre le patrimoine le plus extraordinaire, les villes les plus majestueuses et les monuments les plus marquants. Ce n’est pas un hasard : le découpage de la région par l’ex-URSS a placé à l’intérieur des frontières ouzbèkes quatre capitales d’anciens empires, qui rivalisent de magnificence. Malgré son histoire tourmentée, le pays a su préserver à travers les siècles la beauté inouïe de ces villes légendaires, et elles resteront parmi mes plus beaux souvenirs de voyage. J’ai rarement vu une place aussi spectaculaire que le Registan de Samarcande, ou une vieille ville aussi poétique que celle de Boukhara.
Je savais que je serais éblouie par ces villes, et je l’ai été au-delà de mes espérances. Mais ce qui m’a le plus surprise, ce sont les paysages naturels, auxquels je ne m’attendais pas : l’immensité des steppes semi-désertiques au nord du pays, les cols vertigineux des montagnes de l’Est, les vergers chatoyants de la vallée du Ferghana… On réduit trop souvent l’Ouzbékistan à son (sublime) patrimoine urbain, mais la nature ouzbèke réserve également de belles escapades, et permet de réaliser toute la diversité de ce pays immense et généreux.
J’ai été très touchée par la gentillesse des habitants et je me suis toujours sentie en sécurité en Ouzbékistan. J’ai été frappée par la propreté des villes et par la qualité générale des infrastructures, bien que traditionnelles dans les campagnes. N’ayez crainte si vous voyagez en famille ou si vous aimez le confort, l’Ouzbékistan est un pays « facile », accessible à tous.
Parce que la langue de communication en Asie centrale est le russe, et non l’anglais, j’ai tendance à vous recommander de partir avec un guide, afin de pouvoir échanger avec les Ouzbèkes et profiter au maximum de cette expérience humaine. Cette recommandation est d’autant plus importante si vous vous éloignez des axes urbains et explorez déserts et montagnes. L’Ouzbékistan restera un des voyages les plus marquants et dépaysants de ma vie et j’ai déjà prévu d’y retourner bientôt, pour continuer ma découverte de ce pays attachant.

Carte interactive des lieux à visiter